« RENCONTRES donne à voir les portraits de Sammy, Kitso, Jake, Kagiso, Kabali, Leonard, Kwena, Yolam, Ceasar, William et son fils Samuel, Jérôme, Ruth, Nelius, Pascal, Ilunga, Lutakome et Kazadi rencontrés au Lesotho, en Afrique du Sud, au Botswana, en Namibie, en RDC et en Zambie. (se reporter aux légendes photos).
« Rencontres », c’est aussi des photographies de personnes que David J. Richalet n’a pas rencontré. Ces photographies en couleur s’opposent aux portraits en noir et blanc, et dénoncent l’impossibilité de photographier des personnes avec qui il n’y a eu aucun échange émotionnel.
Cette absence est représentée par la perte totale d’implication du photographe dans ce qu’il fait : a contrario, l’échange entre les protagonistes (le photographe et le photographié) est ici implicitement montré.
David J. Richalet montre la difficulté, l’impossibilité, qu’il ressent à photographier des personnes avec qui il a eu une « absence de rencontre ». Ces photographies africaines racontent son métier de photographe.
« Je roule. Santa Lucia – station balnéaire photogénique, s’il en est, et ses surfers nostalgiques des 60’s- se trouve derrière moi. Encore quelques centaines de kms et ce sera Durban – ville à la sombre réputation mais promise à un avenir radieux. Entre ces 2 lieux, je ne m’attarde pas. Je roule.
Absence d’intérêt peut être, de temps certainement. Je dois ramener des photos , tout est programmé à l’avance. Je ne prête aucun intérêt à cet espace entre ces deux points. Je croise des hommes et des femmes qui travaillent, vivent et que je ne connais pas. Alors je les photographies sans même m’arrêter à travers la vitre de mon 4X4 japonais ; sans les connaître, sans leur parler – photos volées donc floues dans mon esprit … ; à ce moment je ressens un manque de communication qui me pousse à réaliser des photographies en couleur et floues afin de l’exprimer visuellement. »